J’ai. Les doigts englués dans le courant du vide. Mes pensées divaguent à nouveau, le thème renaît sous la lumière redondante.
Homme. Peur.
L’humain m’effraie et je reste sans voix. Mon tact absent, le désespoir reste à jamais ouvert et perdu. Plus rien ne vient quand la page se mure en silence. Le solide et l’inconscience brûlent le jour des marées.
Le froid parcourt mes veines et je garde la sensation. Pour ailleurs.
J’ai envie d’autre chose. La routine, passées les barrières de l’inconscience, me torture à nouveau. Bientôt le tournant et la marque. J’espère nager entre deux hauts mais l’espoir est mince. Le respect demeure. La place est prise par le fantôme de bois qui entrave mes songes.
Ces coups sourds me rappellent qu’on m’attend. Pourquoi pas une autre ? Hein ? Pourquoi pas.
Secret brûlé d’épines. J’inhibe le désir.
Être rien ou tout. Plus ou moins. L’illusion en plus, je ne gagne rien !
Honte. Haine. Et j’en passe. R2-volte. Le cercle, sans queue ni tête. Figure maladive. L’ennui se presse. Le sursaut de ma chair ; saoul, la couche des apparences. J’en tremble presque. Vol, vole encore. Pulsations électriques. L’éclectisme m’émeut plus que le traditionnel. Je veux du bizarre et du sang. Des entrailles et de la sensation. J’emprunte. Mais j’ai toujours peur.
La tache d’encre s’étale sous mes pieds, peu à peu. L’avancée perturbée. Le sang coule. Les veines arrachées de passions. Le cœur coagulé sur le courage. Absent.
Celui qui frappe à la porte. Devrait, plus souvent, la preuve.
Profession de foi écœurante, j’en retiens chaque ligne. Le sens laissé à l’oubli. Les fautes de frappes effacées, révélatrices d’un concept torturé de bon à rien. L’au revoir à la cause ; juste cause.
*
Cent temps. Les trois temps s’emmêlent. La déchéance absorbe les chocs. L’accélération difficile et brusque. La chute.
La barre trace son pas à travers nos faces livides. J’ai mal pour moi. Le noir envahit les yeux de l’homme. Lui s’oublie sur le sol. À côté de moi.
Entité inexistante. Je ne suis que poussière invisible. L’airain blessé dès lors qu’il quitte mon corps. Les objets n’ont pas d’âme.
Ta salive écœure le commun. J’aime la pluie.
Crûment. L’adverbe savouré. Le palais abject se définit comme une ombre, déphasée.
Non. Mince. L’ordre des choses.
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